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Méthodes d'études du frottis cervico-vaginal


[ Descriptions vues pour ‘Colorations acidophiles et basophiles’ en italique - Une cellule basophile, comme son nom l'indique, attire les substances basiques, comme l'hématéine, un colorant bleu. Or ces colorants basiques sont attirés par des structures acides, comme notamment les acides nucléiques c'est-à-dire ADN/ARN qu'on retrouve dans les noyaux essentiellement, colorés alors en bleu à l'HES. Mais les ARN peuvent aussi être nombreux dans les cytoplasmes des cellules actives, celles qui ont une activité de synthèse protéique importante et qui font alors plus de transcription-traduction que les autres cellules. Ces cellules actives se caractérisent aussi morphologiquement par un gros noyau. On les trouves notamment aux couches basales des épithéliums stratifiées quand elles sont au stade de précurseurs cellulaires, où elles synthétisent toutes les protéines qui leurs donneront le phénotype et les fonctions de cellules matures. Ainsi dans un frottis cervico-vaginal, les cellules basales apparaissent bleutées.

Pour une cellule acidophile c'est tout l'inverse. On parle aussi de cellule éosinophile, car ces cellules sont basiques et donc attirent un colorant rouge et acide appelé l'éosine. Les structures basiques qu'on retrouve dans les cellules sont notamment les protéines. Les cellules matures sont éosinophiles car comme dit précédemment toutes les protéines nécessaires à leurs fonctions sont synthétisées : l'activité de synthèse décroit, le noyau rétrécit – il est alors qualifié de pycnotique – et donc la cellule n'est plus attirée par les colorants basiques, mais acides. Dans les épithéliums stratifiés, où la maturation se fait dans le sens baso-apical, on retrouve les cellules éosinophiles au niveau des couches les plus superficielles ou apicales, là où se trouvent donc les cellules les plus matures. ] Ce genre de coloration se retrouve avec le Papanicolaou en cytologie avec les frottis cervico-vaginaux où on voit les cellules isolées, ou l'hématéine-éosine-safran (HES) avec les biopsies vaginales où on voit la stratification de l'épithélium.

L'épithélium vaginal est malpighien, c'est-à-dire pavimenteux pluri-stratifié. Sa maturation, et donc son épaisseur, est hormono-sensible car dépend du cycle menstruel et de l'âge de la personne. Si la personne n'a pas passé la puberté, si elle est ménopausée, ou si le prélèvement se fait juste après les menstruations (jour 1 du cycle) alors le prélèvement ne contiendra que des cellules basales (basophiles donc). En revanche si la personne est pubère et en fin de cycle (jour 23) alors cet épithélium est au maximum de son épaisseur, et il y aura d'un côté des cellules uniquement basophiles sur le frottis et de l'autre un mélange stratifié sur la biopsie.

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